La navette gratuite "Place du 8 mai - Gare - centre-ville" devient 100% électrique ! Un engagement fort de la CABA dans le processus de transition énergétique.

Depuis de nombreuses années, la CABA (dans le cadre de sa compétence Transports) et la Stabus (gestionnaire du réseau) initient des actions de Développement Durable sur le réseau de transports du Bassin d’Aurillac, qui anticipent les normes et participent à la transition énergétique.

"Il y a 15 ans, nous lancions ainsi un nouveau service de navette gratuite vers le centre-ville, explique Michel Roussy, Président de la CABA. Aujourd'hui, il devient 100% électrique, symbole de notre engagement dans la croissance verte."  En effet, en ce début du mois de juillet 2017, elle a réceptionné 2 véhicules électriques (non plus bleus… mais oranges !) qui assurent désormais le service de navette gratuite "Place du 8 mai - Gare - centre-ville".

"Aurillac est ainsi la 2e ville de France à proposer une ligne 100% électrique, souligne Jean-Pierre Roume, Président de la Stabus et Vice-Président de la CABA en charge des Transports. Une démarche qui s'inscrit dans le processus de transition énergétique. Dans les années à venir, nous espérons pouvoir nous doter de nouveaux véhicules de ce type, à des coûts plus abordables." 

Ces nouvelles navettes (5,46 x 2,19 m) de la marque Bluebus du groupe Bolloré, produites en France, peuvent accueillir jusqu’à 22 passagers et sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Leur capacité d’autonomie est de 120 km. 8 heures suffisent au rechargement de leurs batteries. Pour cela, deux bornes de charge sont pour le moment installées au Techno-Prisme. Elles seront d’ici 1 mois installées au siège de la Stabus.  

Testés et approuvés !

Fin 2015, des véhicules électriques avaient été testés sur le réseau, pour vérifier leurs capacités en conditions réelles. Deux modèles avaient été mis en circulation : un minibus de 22 places sur le trajet de la navette gratuite et un midibus (bus de gabarit moyen) de 45 places sur les lignes urbaines, et plus particulièrement sur la ligne 40 qui présente des conditions de circulation complexes avec des voiries étroites, parfois sinueuses et des dénivelés importants.

Conduite souple, freinages, reprises et démarrages moins marqués, moins agressifs… : cette expérimentation s’était avérée concluante, puisque répondant aux conditions de circulation et aux exigences techniques de la Stabus !

Pas d’émission, peu de bruit

Outre l’absence totale d’émission de CO2, l’intérêt des véhicules électriques réside dans l’impact sonore des plus faibles, très appréciable pour les autres usagers, notamment les piétons et les cyclistes. Le volume sonore d’un bus urbain en diesel standard est, en moyenne, de 80 décibels. Celui d’un bus électrique sur sa phase de démarrage n’est que de 60 à 65 db, soit l’équivalent d’une conversation entre deux personnes.

Financements

Le coût de fonctionnement annuel de la navette gratuite s'élève à 180 000 €, financé à hauteur de 150 000 € par la CABA et 30 000 € par la Ville d’Aurillac."Ce dispositif s'inscrit en cohérence avec la politique de circulation et de stationnement que nous menons en ville", précise Pierre Mathonier.

"Pour l’acquisition de ces navettes électriques, une opération financièrement conséquente dont le coût s’élève à 536 000 €, la CABA reçoit des aides de l’Etat (TEPCV), à hauteur de 180 000 €, et de la Région (Auvergne +), à hauteur de 170 000 €", relève Michel Roussy. "Il est important se soutenir le développement de ces nouveaux modes de transport, qui contribuent à inverser la tendance du réchauffement climatique", insistent Martine Guibert, Vice-Présidente de la Région, et Isabelle Sima, Préfet du Cantal.

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